Pays de Gex : l’embouteillage de l’eau de Divonne contraire au développement durable ?

Publié le 27/12/2017  par Le Gessien           Amélie Vuargnoz

L’implantation d’une usine pour la mise en bouteille de l’eau de Divonne ne fait pas l’unanimité.

Le collectif Eau bien commun du Pays de Gex a lancé une pétition contre le projet.

Lors du dernier conseil communautaire du 21 décembre 2017, les élus de la communauté de communes du Pays de Gex ont longtemps débattu sur le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) du futur SCOT.

Dans l’une des rubriques, valoriser les richesses du territoire figurait le projet d’embouteillage d’eau minérale de Divonne. Or Plusieurs communes et comités de pilotage avaient, à de nombreuses reprises, demandé de le supprimerp

« Aujourd’hui,nous avons des problèmes de ressources en eau sur le territoire. Cette ressource n’est pas inépuisable. C’est de l’eau qui est potable et si demain on devait mutualiser les ressources en eau, on devrait aussi mutualiser cette eau-là et pas en faire une sortie commerciale. Ce n’est pas le problème de Divonne, mais plus largement celui de la ressource en eau », souligne Muriel Bénier, maire de Thoiry et vice-présidente en charge de l’environnement et du développement durable.

Avec une majorité de voix, le projet a été retiré du PADD.

Une satisfaction pour le collectif Eau bien commun Pays de Gex

Le collectif Eau bien commun du Pays de Gex s’est déplacé lors du conseil communautaire afin d’apporter aux élus quelques petits flyers de leur pétition. « On a décidé de faire une petite manifestation pour nous faire entendre », souligne Michel Amiotte, représentant du collectif.

Pour ce dernier, le projet d’embouteillage n’avait pas sa place dans un PADD.

« Ils ont eu l’audace de l’inscrire dans le PADD. La fabrication de bouteilles en plastiques n’a rien d’un aménagement durable, avec son empreinte carbonique, son empreinte H2O et son devenir ! Nous sommes contre le projet. D’une part, un litre d’eau est rempli par un dixième de pétrole. D’autre part, il faut deux litres d’eau pour fabriquer une bouteille. Cette usine ne sera pas non plus génératrice d’emplois puisqu’elle est entièrement automatisée. »

Pour le groupe, le retrait du PADD est déjà un premier pas. « C’est une première satisfaction dans notre démarche. La seconde sera de bloquer le projet. »