ICEDA au Bugey

Je découvre mais un peu tard L’Installation de Conditionnement et d’Entreposage de Déchets Activés – Iceda

va accueillir des déchets radioactifs (déchets activés principalement métalliques) issus des chantiers de démantèlement de 9 réacteurs arrêtés sur le site de la centrale du Bugey (UNGG, EL, REP).

Elle pourrait aussi accueillir les déchets activés du parc en fonctionnement. Les déchets sont découpés et mis dans un colis en béton dans lequel on coule du ciment.

Iceda a une durée de vie estimée à 50 ans maximum.

(Les déchets restent sur place jusqu’à 50 ans, en attente que la loi décide d’un entreposage définitif des déchets.)

 

Recours contre le décret d’autorisation ICEDA

Deux sociétés, Roozen France et SCI DES SERRES, et sept associations ont exercé un recours en annulation à l’encontre du décret n° 2010-402 du 23 avril 2010 autorisant Électricité de France (EDF) à créer, sur le territoire de la commune de Saint-Vulbas (département de l’Ain), une installation nucléaire de base dénommée ICEDA.

– Lire le communiqué de la CRIIRAD du 6 juillet 2010 :

« Projet d’entreposage de déchets radioactifs ICEDA, au Bugey, dans l’Ain : 7 associations attaquent le décret d’autorisation devant le Conseil d’Etat »

La République et canton de Genève ainsi que la Ville de Genève ont également déposé une requête devant le Conseil d’Etat à l’encontre de ce décret.

Ce qui a amené à une suspension du chantier.


Le chantier de construction a repris début avril 2015 après une phase de remobilisation des entreprises d’une durée de quatre mois. Les travaux en cours concernent la finalisation du génie civil, le montage des équipements électromécaniques, la mise en place des revêtements dans les cellules et la mise en peinture des locaux.

La suspension du chantier a induit un retard d’au moins trois ans dans le planning prévisionnel de mise en service de l’installation.

Le dossier de demande d’autorisation de mise en service de l’installation Iceda a été déposé auprès de l’ASN en juillet 2016.

Dans le cadre de son instruction, l’ASN a demandé des compléments techniques relatifs à la démonstration de sûreté, la définition des éléments et activités importantes pour la protection, le dossier de qualité de réalisation, les essais de démarrage, la gestion des déchets et les documents d’exploitation.

L’instruction de ce dossier n’a pas permis à l’ASN de donner en l’état son accord.

Des études complémentaires sont nécessaires afin de se prononcer sur l’adéquation de ce colis avec les déchets à conditionner. EDF a mis à jour son dossier fin 2018 pour prendre en compte les demandes de l’ASN.