15 avril 2024

Voulez-vous donner votre avis sur l’EPR de Flamanville ?

Nucléaire : l’ASN va consulter le public sur la mise en service de l’EPR de Flamanville

La demande d’autorisation, par EDF, de la mise en service du réacteur européen à eau pressurisée (EPR1) constituant la troisième tranche de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) va être soumise à « la consultation publique. » La décision susceptible d’être adoptée postérieurement à cette mise à participation est une décision d’autorisation de mise en service, prise par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)

Du 5 juin au 15 septembre 2023, l’ASN) mettra à la disposition du public « l’ensemble du dossier de demande » sur sa plateforme en ligne.

« Le projet étant soumis à évaluation environnementale, l’avis de l’Autorité Environnementale (AE), le mémoire d’EDF en réponse à cet avis et les avis des collectivités territoriales concernées par le projet seront également consultables sur le site internet de l’ASN, détaille l’autorité administrative.

La décision susceptible d’être adoptée postérieurement à cette mise à participation est une décision d’autorisation de mise en service, prise par l’ASN.

Selon l’association Agir pour l’environnement, les documents dont les citoyens sont invités à se saisir dépasseraient les «22 000 pages ». L’ONG considère cela comme une « insulte à l’intelligence et s’apparente à une censure par le plein ».

Pour rappel, la mise en service de l’EPR1 de Flamanville était initialement attendue en 2012.
Après de nombreux retards, est finalement prévue, pour la fin du second trimestre 2023.
Ces décalages ont récemment fait l’objet de deux recours déposés, puis rejetés en janvier dernier, devant le Conseil d’État.En outre, l’avis de l’AE, évoqué par l’ASN et rendu le 22 décembre 2022, jugeait que le dossier de mise en service d’EDF oublie « les incidences effectives à l’échelle globale du projet sur l’environnement ».Une consultation publique, réalisée en mars et avril derniers portant spécifiquement sur la cuve du réacteur, avait mené à son autorisation, à condition du remplacement du couvercle (victime d’une anomalie de fabrication) avant le 31 décembre 2024.

C’est à dire après la mise en route du réacteur et donc dans un milieu très radioactifs. Opération délicate et coûteuse.

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